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Mi hijo no es un delincuente. Por Gemita DR.

Mi hijo no es un delincuente. Los niñxs, jóvenes y adultos apresadxs por el Estado y sus agentes represivos, en el contexto del estallido social iniciado el dia 18 de octubre del año 2019 y que continúa hasta hoy, tampoco lo son.

Cada unx de ellxs es, fue y será siempre, un ser activo dentro de la sociedad, una persona que desde su realidad e individualidad tuvo la empatía necesaria para enfrentar con valor al modelo social impuesto, fuente inagotable de desigualdad social.

Desde sus veredas, fueron testigos de cómo esta nación se consagraba a destruir todo lo bueno que existía en nuestras tierras. Saqueos de los recursos naturales; violaciones sistemáticas del derecho elemental a vivir en dignidad; invisibilizacion de las necesidades básicas de salud, educación, vivienda; violencia naturalizada hacia la infancia y la vejez; violencia de género… y tantas otras. Y se cansaron. Y aun cuando tuvieron la opción de permanecer pasivos como la inmensa mayoría de lxs chilenxs, ellxs prefirieron salir y luchar por ellxs y por todxs; por quienes no pueden luchar y por quienes no quieren hacerlo; por los que partieron y por lxs que aún no llegan.

Lucharon hasta el cansancio extremo, muchas veces heridxs, golpeadxs, nada les importaba porque en el camino quedaron compañeros muertxs, desaparecidxs y mutiladxs. Y siguieron luchando hasta el dia en que fueron apresadxs.

Hoy, todxs encerradoxs en cárceles o en sus casas, ningunx vivve la vida que debería vivir, con un futuro incierto, cargando las penas que el estado genocidales carga, por que seamos claros, el único crimen de lxs PP fue atacar al sistema imperante. Ellxs no han asesinado, el gobierno genocida y sus agentes si lo han hecho. Ellxs no han violado, el gobierno y sus agentes sí. Ellxs no han mutilado, el gobierno y sus agentes sí ; Ellxs no se han apropiado de los recursos naturales, el gobierno y sus agentes sí ; Ellxs no se han apropiado de los fondos de pensiones, el gobierno y sus agentes si…

Entonces no llamen delincuentes a quienes han luchado por su pueblo. Delincuentes son lxs politicxs y las autoridades que durante décadas han usufructuado del pueblo.

Si, la historia está cerca y lxs presxs Politicxs y sus familias, la estamos escribiendo con sangre y lágrimas. Nos toca escribir la parte dolorosa de la historia. Dolorosa pero necesaria, inevitable si queremos un cambio real y perenne. Y con este dolor a cuesta CAMBIAREMOS la historia, si señora Cubillos, cambiaremos nuestra propia historia. Seremos fuego y fuerza. Seremos el movimiento que estremecerá los cimientos de este nefasto modelo. Secaremos las lágrimas de las familias mutiladas, de las familias que perdieron un ser amado. Entre todxs nos encargaremos de escribir el génesis de la nueva era, sin usted, sin su casta, sin su delincuencia de cuello y corbata.

¡LIBERTAD PARA LXS PRESXS DE LA REVUELTA! ¡HONOR Y GLORIA A LXS CAIDXS!

Gemita DR.

Carta escrita a principios de abril como desahogo a las declaraciones de la ex ministra de educación Marcela Cubillos


En francés:

MON FILS N’EST PAS UN DÉLINQUANT

Chili : Lettre écrite déabut avril par la mère d’un prisonnier politique de la révolte chilienne en réponse à la déclaration de l’ex-Ministre de l’éducation, Marcela Cubillos, dans son compte Twitter : « Le PC appelle «prisonniers politiques» ceux qui ont participé à une «révolte», ceux qui ont brûlé des villes, des commerces, des supermarchés, attaqué des postes de police. Cette fois, l’histoire est trop proche pour qu’ils essaient de la changer. Des délinquants, pas des «prisonniers politiques» ». La violence, et non la « révolte ».

Mon fils n’est pas un délinquant Mon fils n’est pas un délinquant. Les enfants, les jeunes et les adultes qui ont été arrêtés par l’État et ses agents répressifs, dans le cadre de l’explosion sociale qui a commencé le 18 octobre 2019 et se poursuit jusqu’à ce jour, ne sont pas non plus des délinquants.

Chacun d’entre eux est, a été et sera toujours un être actif au sein de la société, une personne qui, de par sa réalité et son individualité, a eu l’empathie nécessaire pour affronter avec courage le modèle social imposé, source inépuisable d’inégalités sociales.

Sur leur chemin, ils ont vu comment cette nation se consacrait à la destruction de tout ce qui était bon sur nos terres : pillage des ressources naturelles ; violations systématiques du droit élémentaire à vivre dans la dignité ; invisibilité des besoins fondamentaux de santé, d’éducation, de logement ; violence ordinaire envers l’enfance et la vieillesse ; violence sexiste... et tant d’autres. Et ils se sont fatigués. Et même lorsqu’ils avaient la possibilité de rester passifs comme l’immense majorité des Chiliens, ils préféraient aller se battre pour eux et pour tous : pour ceux qui ne peuvent pas se battre et pour ceux qui ne veulent pas se battre ; pour ceux qui sont partis et pour ceux qui ne sont pas encore arrivés.

Ils se sont battus jusqu’à l’épuisement, ils ont souvent été blessés, battus, rien ne leur importait car sur le chemin ils ont laissé des morts, des disparus et des mutilés. Et ils ont continué à se battre jusqu’au jour où ils ont été capturés.

Aujourd’hui, tous enfermés dans des prisons ou dans leur maison, aucun ne vit la vie qu’il devrait vivre. Leur avenir est incertain, compromis par les peines que leur inflige l’État génocidaire, car soyons clairs, le seul crime de ces prisonniers politiques a été d’attaquer le système au pouvoir. Ils n’ont pas tué, le gouvernement génocidaire et ses agents l’ont fait. Ils n’ont pas violé, le gouvernement et ses agents l’ont fait. Ils n’ont pas mutilé, le gouvernement et ses agents l’ont fait. Ils ne se sont pas approprié les ressources naturelles, le gouvernement et ses agents l’ont fait. Ils ne se sont pas approprié les fonds de pension, le gouvernement et ses agents l’ont fait...

Alors ne traitez pas de délinquants ceux qui se sont battus pour leur peuple. Les délinquants sont les politiciens et les autorités qui, pendant des décennies, ont profité du peuple.

Oui, l’histoire est proche et nous, les prisonniers politiques et leurs familles, nous l’écrivons avec du sang et des larmes. C’est à nous d’écrire la partie douloureuse de l’histoire. Douloureuse mais nécessaire, inévitable, si nous voulons un changement réel et pérenne. Et avec cette douleur nous allons CHANGER l’histoire. Oui, Mme Cubillos, nous allons changer notre propre histoire. Nous serons le feu et la force. Nous serons le mouvement qui ébranlera les fondations de ce modèle infâme. Nous allons sécher les larmes des familles mutilées, des familles qui ont perdu un être cher. Entre nous, nous allons écrire la genèse de l’ère nouvelle, sans vous, sans votre caste, sans votre délinquance en col blanc.

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS DE LA RÉVOLTE !

HONNEUR ET GLOIRE À CELLES ET CEUX QUI SONT TOMBÉS !

Gemita DR.

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